Economie

Le Congo et la FAO mutualisent leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet des forêts

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L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le gouvernement congolais ont signé un mémorandum d’entente, pour la mise en œuvre de trois projets portant sur la réduction des émissions de gaz à effet des forêts du Congo d’ici à 2035.

Paraphé le 20 avril à Brazzaville, par la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, et la représentante de la FAO au Congo, Yannick Ariane Rasoarimanana, cet accord concerne trois projets qui vont favoriser la diversification des systèmes de production afin de générer des bénéfices socio-économiques.

Il s’agit du Projet de réduction des émissions de gaz à effet des forêts (Preforest), du Projet de renforcement du potentiel en bois énergie durable (Porep), et du projet du Système national de mesure, de notification et de vérification (Syna-Mnv).

En ce qui concerne le Preforest, il va permettre de réduire des émissions de 084 millions de tonnes de Co2 par an. Il vise notamment à mettre en place 14.500 ha de plantations agroforestières et 5.000 ha de régénération naturelle assistée dans les départements des Plateaux, du Pool, de la Bouenza, du Niari et du Kouilou.

Le Prorep, quant à lui, a pour but de renforcer le potentiel en bois-énergie durable du bassin d’approvisionnement de Brazzaville, en établissant 2.700 ha de plantations agroforestières. Il permettra également de réduire de 830.230 tonnes de carbone.

Concernant le projet du Syna-Mnvi, il a pour but d’assurer le suivi des activités prises en compte par la stratégie nationale Redd+ et d’estimer les émissions et les absorptions des gaz à effet de serre propres aux secteurs des forêts et de l’utilisation des terres.

Dans son mot de circonstance, la ministre de l’Economie forestière a indiqué que ce mémorandum d’entente contribuera à la mise en œuvre de l’initiative de la “Décennie mondiale de l’afforestation”, lancée par le Chef de l’État congolais, lors de la Cop 27.

La représentante de la FAO quant à elle, a signifié que ces projets sont stratégiques pour la République du Congo au regard des engagements pris dans la lutte contre les changements climatiques.

Par GMB

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