Tech africaine : 1,36 milliard USD mobilisés au premier semestre 2026
D’après les récentes données publiées par la plateforme « Africa : The Big Deal », l’écosystème technologique africain a capté environ 1,36 milliard USD en financements combinant fonds propres et dette au cours du premier semestre de l’année 2026. Les quatre marchés historiques, traditionnellement désignés sous l’appellation du Big Four, ont concentré 58 % des capitaux totaux distribués sur le continent.
L’Égypte s’est hissée au premier rang continental en attirant 327 millions USD, ce qui représente 27 % du total financé, marquant sa plus forte part de marché observée à ce jour. Le Nigéria a occupé la deuxième position avec 254 millions USD sécurisés, repassant le seuil des 250 millions de dollars pour la première fois depuis 2022.
Quant à lui, le Kenya a enregistré 126 millions USD, se situant à son niveau le plus bas depuis le début de l’année 2021, bien que cette baisse doive être nuancée par les retombées de la société Spiro qui a levé 327 millions de dollars et déploie une grande partie de ses activités sur le sol kenyan. L’Afrique du Sud ferme la listes ces quatre pays, avec 83 millions USD engagés, ne franchissant pas la barre des 100 millions USD, rapporte Sika Finance.
Par rapport aux apports en fonds propres, le Nigéria prend la tête du classement africain en capital-risque pur avec un total de 214 millions USD mobilisés en equity. L’Égypte se classe à la deuxième place avec 183 millions USD obtenus sous forme de prises de participation directes.
L’Afrique du Sud se positionne au troisième rang avec 66 millions USD levés en fonds propres, tandis que le Kenya se retrouve au quatrième rang avec 46 millions de dollars. Ces écarts soulignent l’importance croissante des instruments de dette pour soutenir les activités et financer la croissance des startups dans certains pays comme le Kenya ou l’Afrique du Sud.
Outre ces quatre marchés, la dynamique financière s’étend vers des écosystèmes régionaux en forte progression. Trois pays se distinguent particulièrement en réussissant à dépasser chacun la barre des 25 millions USD de financements mobilisés durant le premier semestre de l’année en cours.
Il s’agit de la Tanzanie, portée par des projets axés sur les services financiers et la mobilité, de la Côte d’Ivoire, qui s’impose comme le moteur francophone en Afrique de l’Ouest, et du Maroc, qui complète ce trio dynamique d’écosystèmes intermédiaires, affirmant son rôle central de hub technologique en Afrique du Nord.
Par la rédaction




