Sommet de Séville : Les pays africains sollicitent 1.300 milliards de dollars pour atteindre les ODD
A l’occasion de la Quatrième conférence internationale sur le financement du développement (FfD4), les représentants des pays africains ont indiqué que le continent a besoin d’environ 1.300 milliards de dollars par an pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). D’après ces délégués, les progrès du continent sont freinés par plusieurs obstacles, dont les coûts d’emprunt élevés, le financement concessionnel limité et les modèles d’investissement frileux.
Cette conférence tenue du 30 juin au 3 juillet dernier à Séville, en Espagne, était une occasion pour les pays africains de plaider en faveur d’une refonte complète du système financier international. La conférence a adopté un document final intitulé « Engagement de Séville », qui définit des mesures volontaires pour améliorer l’accès au financement et aligner les investissements sur les objectifs de développement durable.
Au cours de cette rencontre, les représentants africains ont mis l’accent sur les priorités clés du continent, entre autres, l’allègement de la dette, l’accès au financement concessionnel, le financement climatique et la mobilisation de capitaux privés. « Pour l’Afrique, c’est une question de survie, de transformation et de souveraineté sur notre trajectoire de développement », a souligné le secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete.
Une nouvelle plateforme pour attirer de capitaux privés
Par ailleurs, l’événement a permis à la délégation africaine de lancer la Plateforme d’action pour la mobilisation des investissements privés, une initiative collaborative impliquant la CEA, Convergence Blended Finance, l’OCDE-CAD et d’autres partenaires.
Cette nouvelle plateforme permettra d’attirer davantage de capitaux privés grâce au financement mixte, en alignant les flux d’investissement sur les priorités nationales et régionales comme les corridors commerciaux, les zones industrielles et les infrastructures d’énergie renouvelable.
Outre cela, les délégués des pays africains ont appelé à une modernisation des cadres de la dette souveraine, réclamant des mécanismes de restructuration plus rapides et plus équitables incluant les créanciers privés et les pays à revenu intermédiaire.
Dans ce même cadre, la CEA a préconisé les swaps dette-climat, les obligations de transition et une meilleure intégration de la durabilité dans les analyses de viabilité de la dette.
Par la rédaction





