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Quatre présumés trafiquants d’ivoire seront fixés sur leur sort à Owando

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Le verdict portant sur une affaire de trafic des pointes d’ivoire est attendu pour ce 19 octobre au Tribunal de Grande Instance d’Owando. Une affaire qui implique quatre présumés trafiquants d’ivoire, trophées d’une espèce animale intégralement protégée, conformément à la loi sur la faune et les aires protégées.

L’un des quatre individus avait été pris, le 16 septembre dernier à Owando, en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’une pointe d’ivoire morcelée en cinq. Ce dernier aurait ramené cette pointe d’ivoire de Mbomo, district du Département de la Cuvette-Ouest. Ivoire gardé en toute discrétion à Owando par cet individu depuis plusieurs mois. Les trois autres, après dénonciation, avaient été rattrapés, le 17 septembre 2023 à Mbomo, dans le Département de la Cuvette-Ouest avec une autre pointe d’ivoire. Ces derniers avaient été ramenés à Owando pour être jugés ensemble avec le premier.

L’interpellation de ces quatre présumés délinquants fauniques avait été réalisée par les éléments de la Section de Recherche judiciaire de la Région de Gendarmerie d’Owando et les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière de la Cuvette avec l’appui technique du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage). Les personnes interpellées appartiendraient à un réseau des trafiquants d’ivoire dans lequel, chaque membre jouerait un rôle.

Les quatre individus, lors de la première audience tenue, le 28 septembre au Tribunal de Grande Instance d’Owando avaient reconnu les faits qui leur sont reprochés. C’est à l’issue de cette audience que le verdict portant sur cette affaire avait été programmé pour ce 19 octobre à Owando. Ces individus risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA conformément à la loi.

Le commerce illégal des produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Conscient de ce fait, le Congo depuis un certain temps s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction. Un travail est régulièrement accompli par les autorités dans ce sens et les contrevenants à la loi sont sanctionnés.

En rappel, ce 10 octobre à Brazzaville, un autre présumé trafiquant d’ivoire a été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’une pointe d’ivoire morcelée en six, représentant un éléphant tué. Ce 17 octobre, ce présumé trafiquant a été présenté auprès du procureur de la République, près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville et placé par la suite à la maison d’arrêt, en attendant son procès.

En République du Congo, l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées, conformément à loi 37-2008 du 28 novembre 2008. L’article 27 de cette loi sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation, l’exportation, la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées, ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts, pour les besoins de la recherche scientifique ».

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