PIB congolais : Le Cnef mise sur une croissance de 5,3% en 2026
Le Comité national économique et financier du Congo (Cnef) projette une croissance économique de 5,3% en 2026, contre 3,8% en 2025. Cette amélioration est notamment tirée par le rebond de la production pétrolière, le développement du Gaz naturel liquéfié (GNL) et la poursuite des réformes économiques, malgré des incertitudes liées à l’environnement international.
A l’issue de sa première session de l’année en cours, tenue le 27 mars au siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), le Cnef a examiné les modes de financement de l’économie congolaise, notant une hausse des crédits bancaires, accompagnée d’une amélioration de la qualité du portefeuille.
A en croire le Comité, cette évolution reflète notamment une augmentation des crédits accordés au secteur privé, dont l’encours atteint 1 300,3 milliards de Fcfa, en progression de 23,0%, un recul à 13,5% des créances en souffrance, contre 16,5% en 2024, et un taux de couverture des créances en souffrance par les prévisions en progression à 65,1%, traduisant les efforts d’assainissement du secteur bancaire.
Concernant le financement par marché des valeurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), le Comité a noté une amélioration du taux de couverture de besoins exprimés par le trésor de 46,3% en 2024 à 49,4% en 2025. Le Cnef a souligné que la structure de l’encours du Congo reste dominée par les Obligations du Trésor Assimilables (OTA), représentant 78,6% du total.
Appel à poursuivre les réformes structurelles
En vue d’améliorer davantage la croissance nationale, le Comité a encouragé le gouvernement à poursuivre la consolidation des réformes structurelles afin de renforcer la résilience de l’économie nationale, conformément aux décisions issues du sommet extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Cemac de janvier 2026.
Notons que cette session s’est tenue au moment où le contexte international est marqué par des incertitudes liées notamment aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, à la volatilité des cours du pétrole et au ralentissement attendu de l’économie mondiale.
La réunion a été présidée par le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka, en présence du ministre de l’Economie, du plan et de l’intégration régionale, Ludovic Ngatsé, du ministre des Hydrocarbures, Bruno Jean Richard Itoua, du gouverneur de la Beac, Michel Djombala, ainsi que des autres cadres de la Banque.
Par GD






Très bel article.