Le taux d’intérêt des Appels d’offres de la Beac passe de 4,50% à 4,75%
Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac) a décidé de relever le taux d’intérêt des Appels d’offres de 4,50% à 4,75%. Tenant compte de la baisse du taux de couverture extérieure de la monnaie, les membres dudit Comité ont également revue à la hausse le taux de facilité de prêt marginal de 6,00% à 6,25%.
D’après un communiqué de presse de l’institution bancaire publié le 15 décembre à l’issue de sa quatrième session ordinaire de l’année, tenue le 15 décembre à Yaoundé, au Cameroun, le Comité a par ailleurs, maintenu le taux de la facilité de dépôt à 0,00% ; et les coefficients des réserves obligatoires à 7,00% sur les exigibilités à vue et 4,50% sur les exigibilités à terme.
Cette réunion a permis aux membres du CPM d’analyser les perspectives macroéconomiques internationales et sous-régionales. Sur le plan international, les Perspectives de l’économie mondiale publiées en octobre 2025 par le Fonds monétaire international (FMI) prévoient une croissance mondiale de 3,2% en 2025 et 3,1% en 2026, contre 3,3% en 2024.
S’agissant des prix, le FMI projette une baisse du taux d’inflation mondial à 4,2% en 2025 et 3,7% en 2026, après 5,8% en 2024.
Au niveau sous-régional, les prévisions macroéconomiques actualisées pour 2025 par les services de la BEAC, mettent en exergue un ralentissement de la croissance à 2,4 %, contre 2,7% en 2024 ; une baisse du taux d’inflation sous la norme communautaire à 2,2% contre 4,1% en 2024 ; ainsi qu’une légère amélioration du solde budgétaire, base engagements, hors dons, à -1,4% du PIB contre -1,6% du PIB en 2024.

A cela s’ajoute, une dégradation du solde du compte courant, dons officiels compris, à -2,9% du PIB, contre 0,3% du PIB en 2024. De son côté, la masse monétaire augmenterait de 5,1% à 21 977,7 milliards à fin décembre 2025. S’agissant des réserves de change, elles baisseraient en un an de 2,6% à 6 377,3 milliards au 31 décembre 2025, soit 4,2 mois d’importations.
Par la rédaction





