Le Congo se dote d’un plan pour renforcer sa résilience face aux chocs climatiques
La République du Congo s’est dotée d’une Stratégie nationale de prévention et de gestion des risques de catastrophes (Snpgrc) à l’horizon 2030. D’un coût global estimé à 22,8 milliards de Fcfa, ce plan est destiné à renforcer la résilience du pays face aux catastrophes naturelles, climatiques et autres aléas majeurs.
Présentée le 19 janvier à Brazzaville, cette stratégie permettra aussi de réduire les pertes en vies humaines, les dégâts matériels ainsi que l’impact des catastrophes sur les services économiques, sociaux et environnementaux.
Ce plan repose sur quatre priorités essentielles, à savoir la compréhension des risques, le renforcement de la gouvernance, l’investissement dans la résilience et l’amélioration de la préparation et de la réponse aux catastrophes, en cohérence avec les objectifs du Plan national de développement (PND) 2022-2026.
La mise en œuvre de cet outil s’appuiera sur une plateforme nationale de gestion des risques de catastrophes, un comité interministériel, ainsi que sur l’implication des ministères sectoriels, des collectivités locales, de la société civile, du secteur privé et des communautés locales, avec un accent particulier aux groupes vulnérables.
Renforcer la résilience des populations
Dans une perspective de réduire la perte de la biodiversité, le gouvernement congolais s’est également doté d’une stratégie et d’un plan d’action pour la biodiversité pour la période 2025-2030. Avec un budget estimatif de 25,7 milliards de Fcfa, ces outils ambitionnent d’accroître l’extension des zones protégées et restaurées, ainsi que de renforcer la résilience des populations, qui s’inscrit à la vision 2050, consistant à vivre en harmonie avec la nature.
Structurée autour de cinq axes stratégiques, la stratégie décline 25 cibles nationales, 145 actions et 163 indicateurs. Alignée à la Convention sur la diversité biologique, le Cadre mondial de Kunming-Montréal et les nouvelles lois nationales sur le développement durable et l’environnement, elle prévoit d’assurer, à l’horizon 2030, une gestion durable, équitable et inclusive des ressources biologiques.
Au cours d’une cérémonie de présentation de ces outils, la ministre de l’Environnement, du développement durable et du Bassin du Congo, Arlette Soudan Nonault, a martelé sur les risques majeurs dont les entreprises sont exposées en cas de dégradation des écosystèmes. D’où l’urgence d’une intégration progressive de la biodiversité dans les stratégies entrepreneuriales à travers l’évaluation des impacts, la réduction des pressions et la compensation écologique.
Par GD





