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Economie

Le Congo prévoit la construction de la centrale hydroélectrique de Kitéké en 2027

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Dans le cadre de la construction de la centrale hydroélectrique de Kitéké, situé à proximité de la Loufoulakari, dans le département du Pool, le planning établi prévoit le lancement des travaux pour juillet-août 2027. Ce projet permettra de turbiner un débit d’équipement exceptionnel de 10.000 mètres par seconde, afin d’envisager une puissance installée d’environ 510 Mégawatts (MW). 

L’atelier de lancement des études de construction de ladite centrale a été lancé le 28 janvier à Brazzaville. Au cours de cette réunion regroupant les représentants des ministères concernés et les responsables des sociétés Lincoln et China Energy, le directeur général de l’Energie, André N’keye, a souligné que le site choisi pour ce projet a une hauteur de chute brute de 8 mètres, entre une côte amont à 233 mètres et une côte aval à 225 mètres.

« Cette capacité représente un accroissement substantiel de la puissance actuelle installée du Congo. Elle permettra d’alimenter des centaines de milliers de foyers et de nombreuses industries. Ce projet se présente comme un aménagement de grande envergure (…) », a signifié le directeur général de l’Energie.

Dans le cadre de ces études, il prévu d’examiner de façon détaillée la géologie, le modèle de barrage et de canal, le choix technologique des turbines adaptées à une faible chute et à un fort débit, les impacts et les mesures d’atténuation, ainsi que le raccordement au réseau électrique national.

La mise en œuvre de ce projet a été confiée aux sociétés Lincoln et China Energy. Pour relever ce défi, les responsables de ces sociétés mettront en exergue trois volets essentiels, à savoir la conception, l’achat et la construction. « Nous ne faisons pas seulement les études, la construction et la fabrication, mais nous apportons également l’investissement », a fait savoir le directeur général de China Energy, Feng Chao.

Ouvrant les travaux de cet atelier, le ministre de l’Energie et de l’hydraulique, Emile Ouosso a indiqué que le gouvernement a privilégié ce projet parce qu’il est près de la ville de Brazzaville. Ainsi, il devra régler les problèmes d’énergie au niveau de la Zone économique spéciale (ZES) et tous les projets d’envergure qui sont prévus autour de la capitale.

« Concernant Sounda, nous sommes en train de faire réaliser l’étude de la ligne Pointe-Noire-Brazzaville par le financement de l’Union européenne ; une ligne de 400 KV utilisable aussi en 250 KV (…) », a précisé le ministre en charge de l’Energie.

Le Congo dispose des capacités prouvées de 27.000 MW de potentiel

Rappelons que la République du Congo dispose des capacités prouvées de 27.000 MW de potentiel, dont seulement 2 % sont utilisées. A propos des potentialités au sud de Brazzaville, il y a Kitéké (510 MW) qui est à 35 km, avec pour avantage la facilité de construire une ligne de 400 KV sur 35 km pour régler définitivement le problème de Brazzaville et une bonne partie du problème de Kinshasa.

A cela s’ajoutent Toula 535 MW, Linzolo 555 mégawatts, Mbandza-Ndounga en étude 630 MW, Kiniangui 750 MW et Kilanga 1310 MW.

Par la rédaction

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