Le bois exploité au Congo/Photo d'archives.
Environnement

Le Congo ambitionne d’accélérer les réformes du secteur forestier en 2027

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Dans l’optique de faire le bilan de l’année écoulée et de projeter sur les perspectives, la ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a annoncé le lancement de la Décennie des Nations unies pour le boisement et le reboisement, et le déploiement du programme Congo-Marin en 2027. Dans ce cadre, le gouvernement prévoit également d’accélérer des réformes du secteur forestier au cours de l’année 2027.

« Le constat est catastrophique. Les directeurs départementaux ont été d’une générosité sans fondement. Nous ne pouvons pas comprendre que les sociétés forestières qui exportent ne versent pas les engagements pris dans le cadre du Code forestier à travers le paiement des taxes », a déploré Rosalie Matondo, le 22 janvier lors d’une réunion avec les directeurs départementaux et les cadres de son département.

Pour mieux anticiper sur ces enjeux, Rosalie Matondo a exhorté les cadres de son ministère à une participation active à la première Foire agricole du Congo, prévue le 5 février prochain. Cet événement permettra de promouvoir les produits forestiers ligneux et non ligneux, valoriser les plantations forestières et agroforestières et développer la domestication de la faune sauvage.

« Toutes les directions sous tutelle, doivent participer à cette première édition. Vous devez faire intervenir les sociétés forestières pour exposer les échantillons des produits finis, qui peuvent servir dans les ménages, ou les Petites et moyennes entreprises », a-t-elle martelé.

Rosalie Matondo dénonce les contre-performances des projets financés par des partenaires

L’occasion a permis à la ministre de l’Economie forestière d’évoquer certains projets financés par les partenaires techniques et financiers, où des contre-performances ayant conduit à l’arrêt de certains programmes ont été constatées. Pour éviter ces insuffisances, Rosalie Matondo a recommandé désormais un suivi strict des plans annuels budgétisés et des autorisations préalables de non-objection pour toute dépense.

La ministre de l’Economie forestière en réunion avec les cadres de son département.

 « Le résultat est l’indicateur clé de mesure de la performance. (…) Un suivi rigoureux et une évaluation continue des activités sont nécessaires », a-t-elle instruit, appelant à l’élaboration rapide du plan de travail annuel budgétisé 2026, dans lequel seront précisés les objectifs, les résultats attendus, les indicateurs de performance et les délais d’exécution.

Par ailleurs, la ministre a interpellé les responsables sur le retard dans l’aménagement des concessions forestières, rappelant l’obligation de conformité au Code forestier sous peine de sanctions. Elle a également mis en avant un changement de gouvernance dans la gestion des projets forestiers, fondé sur la performance, la discipline administrative et la valorisation du capital naturel dans le PIB congolais.

Soulignons que cette réunion a porté sur le bilan des activités de l’année 2025 et les perspectives autour de la performance administrative et la valorisation durable des ressources forestières, condition indispensable au développement économique et à la lutte contre le changement climatique.

Par GMB

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