Photo d'illustration.
Economie

Après quatre ans des travaux, le Cfco pourrait redevenir l’épine dorsale de l’économie

259views

A quelques heures de la campagne électorale, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou-N’Guesso, a procédé au lancement des travaux de réhabilitation et de modernisation du Chemin de Fer Congo-Océan (Cfco), reliant Brazzaville à Pointe-Noire sur 512 km. Cette rénovation ambitionne de redonner au Cfco ses capacités structurelles et opérationnelles perdues depuis plusieurs années.

S’inscrivant dans le cadre d’un partenariat signé entre le gouvernement et le Consortium Hunan Construction Investment Group, ces travaux de modernisation, lancés ce 27 février à Brazzaville, prévoient dans un délai contractuel de quatre ans, la reconstruction complète de la voie ferrée, des ouvrages d’art et du tunnel long.

Dans le cadre de ces travaux exécutés par la société chinoise Hunan Construction Investment Group, il est également inscrit la modernisation des gares principales de Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi, Madingou, Bouansa, Loutété, Mindouli et Brazzaville avec, au cas par cas, la conservation de l’architecture initiale et la construction des galeries marchandes ; ainsi que la reconstruction des gares secondaires.

En outre, un accent particulier sera mis sur l’acquisition des draisines, pour l’entretien et le contrôle de l’état de la voie ; l’acquisition de matériels de manutention dans les gares de Pointe Noire, Dolisie et Brazzaville ; et la construction et équipement d’un poste d’entretien des locomotives, des wagons et d’un poste de service de voitures de voyageurs.

Afin de s’arrimer aux avancées technologiques en matière de télécommunications, signalisations et énergie, la mise à jour des réseaux et systèmes actuellement installés sera faite en acquérant des équipements du système de communication sans fil et par fibre optique ; ainsi qu’en mettant en place un système de signalisation lumineuse numérique moderne.

Denis Sassou-N’Guesso après le lancement des travaux.

De même, le matériel roulant fera l’objet de renouvellement par l’acquisition de 10 nouvelles locomotives de ligne ; de 4 trains voyageurs des temps modernes ; l’acquisition de 100 wagons dont 40 porte-conteneurs, 20 couverts et 40 de 21 mètres pour grumes ; et l’acquisition des stocks de pièces de rechange pour la réparation des locomotives et wagons nouvellement acquis.

Le gouvernement rassure son engagement aux partenaires

Dans son discours de circonstance au lancement desdits travaux, le ministre d’Etat, ministre de l’Aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya, a réitéré l’engagement du gouvernement à mettre tout en œuvre pour l’aboutissement du mécanisme de la Communauté d’avenir partagé de haut niveau entre la Chine et le Congo.

« Ces travaux de modernisation constituent bien plus qu’un simple chantier d’infrastructure. Ils représentent la constance de la politique du gouvernement qui consiste à transformer cet héritage historique en un levier stratégique pour la diversification de l’économie congolaise », a-t-il déclaré.

La foule en liesse.

A en croire le ministre Bouya, avec ces travaux de modernisation, le Cfco continuera davantage à jouer pleinement sa partition dans l’écosystème de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

Considéré jadis comme l’épine dorsale de l’économie congolaise, le Cfco traverse des difficultés structurelles majeures depuis des années. Ces difficultés sont liées à la vétusté des infrastructures (rails, ponts), parc de locomotives très réduit et sous-effectif, entraînant une quasi-cessation d’activités et des interruptions de trafic.

Par Grace Dinzebi

Leave a Response