La Banque mondiale injecte 642 millions USD pour former des jeunes africains
Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement de 642 millions USD, soit environ 360,1 milliards de Fcfa, destiné à former des millions de jeunes en Afrique de l’ouest et du centre et à les rapprocher du marché de l’emploi. Ce programme régional ambitionne de toucher 5,4 millions USD, soit 3 milliards de Fcfa de bénéficiaires dès sa première phase, avec une attention particulière portée aux jeunes femmes et aux jeunes déscolarisés.
D’après un communiqué de presse de l’institution bancaire, ce programme baptisé Sira, ce programme propose une plateforme unifiée et modulable, ouverte à d’autres pays décidés à renforcer le lien entre éducation, compétences et travail.
Ce met l’accent sur un rééquilibrage de l’offre éducative vers la formation technique et professionnelle, sur des passerelles plus lisibles entre l’enseignement professionnel et le supérieur, et sur une collaboration étroite avec les employeurs des secteurs porteurs que sont l’énergie, la santé, l’agro-industrie, l’industrie manufacturière, le numérique et le tourisme.
Dans un premier temps, trois pays ouvrent le bal. Il s’agit de la Côte d’Ivoire qui concentre la part la plus importante des effets attendus, avec plus de 900.000 jeunes concernés par un élargissement de la formation qualifiante et de meilleures perspectives d’insertion professionnelle, en appui au Plan national de développement 2026-2030.
Au-delà de la seule formation, Sira s’inscrit dans le Programme pour l’emploi de la Banque mondiale, qui fait de la création d’emplois plus nombreux et de meilleure qualité un levier central de la lutte contre la pauvreté.
Après ce pays ouest africain s’ajoute la Guinée avec environ 2,7 millions de jeunes visés, dans le sillage des objectifs de diversification économique inscrits dans la Vision Simandou 2040. Enfin, Cabo Verde, mise sur près de 50.000 jeunes bénéficiaires d’un accès facilité à des emplois de qualité et à des certifications professionnelles.
A propos de ce programme, le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, a souligné que l’opération doit doter des millions de personnes de compétences adaptées au marché tout en élargissant l’accès à des emplois de qualité et en consolidant les systèmes nationaux et régionaux.
Pour la directrice de division pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, Marie-Chantal Uwanyiligira, ce basculement vers la formation technique et le dialogue avec les recruteurs constitue la promesse d’une main-d’œuvre renforcée et d’une croissance plus rapide.
La rédaction





