Photo d'illustration.
Economie

Afrique subsaharienne : 33 réformes en faveur de l’égalité des chances économiques hommes-femmes

346views

L’Afrique subsaharienne a mis en œuvre 33 réformes en faveur de l’égalité des chances économiques hommes-femmes, soit un chiffre record parmi toutes les régions du monde. Dans ce cadre, les pays comme Madagascar et la Somalie ont supprimé les interdictions sur le travail des femmes dans divers secteurs, dont la construction, l’industrie manufacturière et l’agriculture.

Dans son récent rapport, le Groupe de la Banque mondiale a souligné que d’autres pays du continent africain ont accompli également des progrès notables, à l’instar de l’Égypte qui se classe ainsi au premier rang mondial des « réformateurs », à la faveur d’une hausse de 10 points de son score d’égalité juridique.

A titre d’illustration, les réformes récentes ont prolongé le congé parental rémunéré de 90 à 120 jours pour les mères, introduit un jour de congé payé pour les pères, imposé l’égalité salariale et autorisé les demandes relatives à des modalités de travail flexibles.

113 réformes juridiques adoptées à l’échelle mondiale

Par ailleurs, à l’échelle mondiale, 68 économies ont adopté 113 réformes juridiques positives dans la plupart des domaines de la vie économique des femmes, et en particulier ceux de l’entrepreneuriat et de la sécurité contre les violences, qui ont connu les avancées les plus significatives. Sept pays ont également étendu les congés de paternité afin de mieux répartir les tâches parentales et de soutenir l’emploi des femmes.

« Sur le papier, la plupart des pays affichent des résultats satisfaisants, avec un score moyen mondial de 67 sur 100 en ce qui concerne l’adoption de lois en faveur de l’égalité économique entre les femmes et les hommes », a expliqué l’économiste en chef et premier vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Économie du développement, Indermit Gill.

A en croire l’économiste en chef, lorsqu’il s’agit du respect de ces lois, la note moyenne tombe à 53. Et elle chute à 47 pour ce qui est de la mise en place des systèmes nécessaires à l’exercice de ces droits. D’où il a souligné l’urgence d’enrayer le déclin du potentiel de la croissance des économies en développement en s’appuyant sur les conclusions de ce rapport.

Selon le rapport, l’entrepreneuriat constitue un domaine à la traîne, car dans la quasi-totalité des pays, les mêmes règles juridiques s’appliquent aux hommes et aux femmes en ce qui concerne la création d’entreprise. En revanche, seulement la moitié environ promeuvent un accès égal au crédit, privant de fait les femmes entrepreneures de financements.

Urgence d’appliquer les lois encourageant la pleine participation des femmes

« Seulement 4 % des femmes dans le monde vivent dans des pays leur garantissant des droits économiques quasiment égaux à ceux des hommes », indique le rapport, tout en affirmant que cette situation empêche les économies d’atteindre leur plein potentiel de croissance et de création d’emplois.

Des experts juridiques interrogés ont estimé que les lois encourageant la pleine participation économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié.  Bien que les pays progressent dans l’établissement de nouvelles lois en faveur de l’égalité des chances, moins de la moitié en moyenne des politiques et services nécessaires à leur application sont en place, précise le document.

Ce rapport, publié prélude à la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée le 8 mars de chaque année, interpelle les gouvernements sur le chemin qui reste à parcourir dans ce domaine.

Par GMB

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x